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Le tri export

Solidarité : Travailler pour s’entraider

En fin de parcours : une partie du textile qui part à l’exportation est pressé et conditionné sous forme de balles 400 à 500kg par les opérateurs manutentionnaires.

 

50 % de notre production environ part en Afrique,
RETRITEX entretient avec ses partenaires des pays en voie de développement des relations économiques solidaires, pour un développement et un épanouissement mutuel. Nous nous appuyons sur le réseau Le Relais qui est membre d’Emmaüs France et qui a créé des structures en Afrique.

3 Relais ont été créés en Afrique, au Burkina Faso, au Sénégal et à Madagascar.

Cette démarche répond à une double nécessité. La première est éthique : le partage d’un même outil de travail permet de créer de l’emploi et des ressources dans ces pays partenaires. La seconde est économique : en Europe, nos pays sont trop consuméristes et en contribuant à une économie solidaire en Afrique on évite aussi le gaspillage.

Cette « délocalisation positive » a permis la création en Afrique de plus de 350 emplois directs et 10 fois plus d’emplois indirects. L’argent généré par l’activité est toujours réinvesti sur place, donnant lieu à de nombreux projets de développement.

Les différentes implantations :

Le Relais Burkina Faso
Créé en 2003, le Relais Burkina représente aujourd’hui plus de 200 salariés. Il rassemble différentes activités, gérées en direct ou auxquelles il apporte son soutien :

  • Le centre de tri de vêtements Toum Song Taaba de Koudougou, co-géré avec l’OCADES (Organisation Catholique pour le Développement et la Solidarité), qui emploie 70 personnes.
  • L’atelier nouveau meuble de Ouagadougou, qui reçoit de la communauté Emmaüs Artois de planches de récupération, le plus souvent issues de kits de meubles incomplets, pour recréer des meubles originaux. L’atelier emploie 7 personnes.
  • Un appui technique et commercial à la teinturerie artisanale Long Néeré (Beauté Coton en mooré) créée en 2005 à Koudougou, qui réunit 10 femmes.
  • Un soutien à la miellerie et coopérative apicole Wend-Puiré, créée en 1999 par l’association du même nom, qui a également érigé en 2002 le Centre de Formation et de Promotion Apicole de Koudougou, grâce au soutien de l’Ambassade de France et à un prêt du Relais. Depuis cette date, le Relais Burkina apporte son concours financier, organisationnel et commercial à la miellerie.

Le Relais Sénégal
Sur le modèle du Relais Burkina, le Relais Sénégal a été créé en 2006. Il compte un centre de tri situé à Diamniadio (à 40 km de Dakar), employant une quarantaine de personnes. Comme dans les autres Relais d’Afrique, le centre reçoit des balles de « mêlé » envoyées par les plateformes de tri de France comme RETRITEX. La marchandise est triée pour être revendue dans les réseaux de friperies locales. Chaque semaine, un conteneur de « mêlé » est trié et commercialisé. Le Relais Sénégal a également développé une activité de cultures maraichères.

Le Relais Madagascar
Dernier né des Relais africains, le Relais Madagascar a commencé son aventure en 2008. Il compte 115 salariés, répartis sur différentes activités :

  • Le centre de tri de vêtements Taratra basé à Fianarantsoa, employant plus de 60 personnes et traitant 350 tonnes de textile par mois. Le centre travaille en partenariat avec l’entreprise Miezaka, qui assure la commercialisation des produits de friperie.
  • L’atelier mécanique Soatao, qui intervient dans la fabrication mécanique, les matériaux composites et l’assemblage automobile.
  • L’atelier textile Gash’Mlay, qui propose des créations uniques et originales pour l’habillement ou la maison, réalisées à partir de textiles recyclés issus du centre de tri Taratra. L’atelier emploie 9 personnes, pour une production d’environ 90 pièces par mois.
  • Le soutien à la filière du riz éthique dans le cadre du projet Aingavao : une ancienne rizerie d’Etat réhabilitée a ouvert ses portes en janvier 2011. La coopérative emploie plus de 20 personnes. L’activité est encadrée par une démarche éthique, fixant des engagements réciproques entre le Relais (garantie sur le prix du riz, systèmes sociaux mutualistes dans les campagnes, matériels agricoles et formations…) et les paysans (priorité au Relais, respect de critères de qualité, de conditions de travail, d’engagements sociaux…).

Données techniques de la presse :

L’atelier est équipé d’une presse à balles de 19 tonnes de type PT120S5650-VK de chez Valvan Baling Systems.
C’est une presse hydraulique en fosse d’une puissance de 120 tonnes spécialement conçue pour la fabrication de grosses balles d’environ 500 kg calibrées pour le chargement de conteneurs maritimes.
Elle est alimentée par un basculeur hydraulique à bacs et précédée d’une mutileuse mobile à couteaux permettant de dénaturer le textile en fonction des modes de réemploi.
Son fonctionnement d’origine a été amélioré par l’installation d’une herse rotative de débourrage.
Elle permet de produire quotidiennement entre 25 et 30 balles destinées à l’exportation